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Procès du 28 septembre : tensions autour des exceptions de nullité au tribunal de Dixinn.

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L’audience criminelle des officiers George Ouleméou, Thomas Touaro et Jean-Louis Kpoghomou a repris ce mardi devant le tribunal de première instance de Dixinn délocalisé, après quelques heures de suspension. Cette nouvelle phase de la procédure a été marquée par de vives tensions entre la défense, le ministère public et la partie civile.

Les avocats de la défense ont soulevé des exceptions de nullité, dénonçant des violations du code de procédure pénale. Ils ont exigé, à cet effet, la libération immédiate des trois accusés, estimant que la procédure engagée serait entachée d’irrégularités.

Ces arguments ont été fermement rejetés par le procureur d’instance, Elhadj Sidiki Camara. Le magistrat a qualifié la démarche de la défense de manœuvre dilatoire, visant selon lui à paralyser l’action publique. Il a rappelé que l’ordonnance de renvoi du 30 octobre 2023, qui a saisi le tribunal, n’a fait l’objet d’aucun recours et demeure donc valable.

Dans son intervention, le procureur est longuement revenu sur la gravité des faits liés au massacre du 28 septembre 2009, évoquant des scènes de viols, de meurtres et de décapitations. Il a qualifié ces actes de crimes contre l’humanité, insistant sur la nécessité pour la justice de faire toute la lumière sur ce dossier emblématique.

Les avocats de la partie civile, notamment Maîtres Gilbert Tohon, Halimatou Barry et Sâa Dissi Millimono, ont abondé dans le même sens. Ils estiment que la défense cherche uniquement à retarder le cours normal de la justice par des arguments jugés non fondés.

Après plusieurs heures de débats, l’audience a été suspendue aux environs de 17 heures. Le tribunal a renvoyé l’affaire au 19 janvier prochain pour la poursuite des débats.

Fanta Kaba pour 224infos.


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